De l’art de culpabiliser parce que je demande à des gens de faire leur travail…

Le tout en m’excusant d’exister…

 

Mail à la boutique d’aquarium parce qu’il manque la moitié des pièces dans la boite : Fait.

4ème mail pour demander le reliquat de mes congés et compte épargne temps : Fait.

3ème mail pour faire corriger ma modalité de temps de travail : Fait.

3ème appel au chauffagiste parce qu’il a augmenté la température de l’eau chaude au lieu des radiateurs : Fait.

2ème appel au livreur : Fait

Énième appel au propriétaire de l’appart du dessus franchement insalubre : Fait.

 

Je suis dans la merde pour un tas de trucs :

Je dois poser des congés mais Paris traîne à envoyer mon reliquat. Apparemment, ils attendent de moi que je fasse l’impasse sur 13 jours de congés et 12 jours sur le CET. Bah tiens !

La nana qui gère le programme de pointage s’est planté dans ma modalité et ne peut pas le corriger elle-même. Résultat, je me retrouve à devoir chaque jour bosser 30 minutes de plus pour être dans les clous. Et comme je n’ai pas tout de suite eu accès au site de contrôle, j’ai 5h de boulot à « rattraper » au lieu de les avoir en heures supplémentaires. Je vois légèrement rouge.

 

C’est bizarre, mais je m’attends à ce qu’ils ne me payent pas à la fin du mois parce que mon service de départ n’aura pas transmis les documents nécessaires.

 

Je ne suis pas une chieuse. Entre un mail et sa relance, il s’écoule généralement une semaine. Bon, j’avoue que pour la 4ème relance pour le reliquat, je n’ai attendu « que » 5 jours. Mais c’est parce qu’on nous a annoncé que les serveurs avaient eu un gros problème lundi vers l’heure à laquelle j’avais envoyé ma 3ème relance et qu’il y avait donc de grandes chances que mon mail ne soit jamais parti.

Mais tout ça me rend quand même dingue : Comment se fait-il qu’il faille systématiquement relancer, insister, quémander voire menacer pour que les gens daignent enfin faire leur travail ou assumer leurs responsabilités en nous lançant des regards chargés de reproches ?

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De l’art de se faire lyncher pour un smartphone et un « bonjour » au parc… 

… Parce que Pokémon Go détruit le pays. Si si, on me l’a dit.

Le problème surtout, c’est que nous vivons dans une société où s’amuser est devenu une honte, se réunir une faiblesse, être heureux indécent et toute nouveauté une menace. Alors on monte sur nos grands chevaux, on prend tout cas isolé pour des généralités, on accuse un jeu de tous les maux de la Terre (à ce qui paraît, PERSONNE n’utilisait son téléphone au volant avant Pokémon Go, PERSONNE ne se faisait voler son téléphone dans la rue avant Pokémon Go…) et on se félicite de survivre dans un monde aussi pourri. En bref, la population se fait chier pour faire style et reproche aux quelques originaux qui ne cèdent pas à cette mode, de vivre, de sortir, de jouer, de sourire.

Sauf que cet ennui, ils ne peuvent se le reprocher qu’à eux-meme.

Qu’est ce qui les empêche d’aller sur le store télécharger un jeu gratuit pour se mêler aux autres joueurs au lieu de les regarder avec dédain en se plaignant que la France est perdue avec des générations pareilles (ma mère a adoré être traitée de jeunesse déviante par deux rageuses sûrement plus jeunes qu’elle), qu’est ce qui les empêche quand ils vont au parc de répondre au bonjour du passant au lieu de partir systématiquement du principe qu’ils vont se faire agresser par une femme seule, obèse et qui perd ses ballerines en marchant trop vite ?

Un bonjour, bordel ! Rien qu’un bonjour !