Balade à St Joseph ou la rencontre entre la mégalomanie, la nostalgie et la poussière…

Mardi dernier, je suis allée faire un tour à St-Joseph. C’est une sorte (je dis bien sorte) de village figé dans le temps. Le truc, c’est qu’on ne sait pas quand il a été réellement figé. 1900 ? 1930 ? 1960 ? Déjà la brochure ne le sait pas elle-même. Et quand on tombe sur une affiche de 1976 avant de tomber sur une « invention du fondateur » datant des années 90, là on commence sérieusement à se demander ce qui se passe.

Le truc, c’est que ce « village » a été créé par Monsieur Megalo himself, Daniel Baclez. Et on y va : Daniel Baclez a fait ceci… Daniel Baclez a fait cela… Le chemin de croix (très kitsch) de Daniel Baclez… Daniel Baclez a rencontré untel… Cette oeuvre géniale qui a remporté un prix a été inventée par Daniel Baclez… Et si vous avez fermé les yeux sur toutes les étiquettes explicatives, les photos, etc… En sortant du village, vous passerez devant : l’atelier de Daniel Baclez.

C’est bon Danny, on sait que tu es là ! J’ai d’ailleurs eu beaucoup de difficultés à ne pas aller le voir pour prendre des nouvelles de son melon et de ses chevilles alors qu’il était là au bout de son chemin de croix, à tapoter ses petites brochures devant l’affiche : « Le chemin de ma vie » autobiographie de… Je vous le donne en mille : Daniel Baclez.

Une telle mégalomanie, ça force au respect cela dit…

Après, une fois passé sur la poussière environnante, le manque flagrant d’entretien (en dehors des espaces verts impeccables) ou de logique historique (on a Baclez son travail de recherches ? Oui, j’ai honte), l’omniprésence du « fondateur » (gloâre à lui)… La promenade reste très agréable : des points d’eau, de la végétation à foison, des petits ponts pour aller ici ou là, des énigmes pour les enfants auxquelles les adultes se prennent au jeu… Et un estaminet très agréable.

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C’est à mon tour d’être nostalgique de leur jus de pomme.

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