Encore une semaine et demi…

Ça fait des lustres que je n’ai pas fait de point. Le changement de rythme, le stress du « nouveau » boulot, tout ça… Alors profitons de la fin d’année pour faire un bilan rapide de 2016…

Et bien sérieux, quelle année ! Épuisante.

Il y a d’abord eu la guerre déclarée à Paris avec le chef odieux et le cheffaillon con comme une bite. Les menaces, les humiliations, les espoirs piétinés en même temps que ma fierté et mon estime… Mais ce qui est amusant dans tout ça, c’est que même si je m’en suis rendue malade à l’époque et que s’il m’arrive encore aujourd’hui de me réveiller en sursaut, persuadée d’avoir oublié de réserver mon train de 5h50, en 3 mois j’ai déjà effacé tout ça de mon esprit. Aucune rancœur, aucune haine : Je suis très vite passé à autre chose. Ce qui n’est pas le cas de mon nouveau chef qui leur en veut énormément (C’était le sujet de la pause déjeuner).

Il y a ensuite eu l’opération qui s’est bien passée mais avec de légers effets secondaires : J’ai eu le mal de mer pendant plusieurs semaines et depuis, mon traitement me provoque pas mal de crampes. Enfin, encore un mois et demi et j’en ai fini avec lui. Rendez-vous en mai pour la suite des aventures de mes ovaires récalcitrants.

Puis il y a eu la mutation en octobre et le retour à une vie saine. Saine ? Oui enfin pas pendant les heures de travail. Alors certes oui, mes collègues sont réglés comme du papier à musique et tous les jours, nous buvons notre thé, déjeunons et faisons nos pauses à heures fixes. Mais je dirais que la stabilité, surtout d’esprit, s’arrête là.

Bon sang qu’ils sont bruyants ! Et ça ri, et ça crie, et ça joue… J’ai découvert l’art d’utiliser les balles anti-stress de façon vraiment efficace : Au lieu de malaxer cette pauvre baballe-toute-molle pour tenter de vous calmer quand un collègue vous énerve, balancez-la lui à la gueule ! Ça défoule, ça calme et surtout ça vous évite la crampe de la main à trop triturer la balle.

Le travail me plaît énormément : Il est intéressant, utile, concret. Après pratiquement 2 années à me sentir totalement inutile, ça fait vraiment du bien.

Fin octobre ne s’est malheureusement pas très bien fini. Le décès de mon père a apporté une vague de paperasserie pas très joyeuse, de frais imprévus, de « retrouvailles » familiales étranges à gérer et surtout de grandes interrogations. J’ai géré l’affaire avec un calme des plus olympiens : Le mardi soir, je signais les accords pour les pompes funèbres. Le mercredi midi, je signais les gros chèques nécessaires en me félicitant d’avoir reporté l’achat du mobile-home. Le jeudi, j’envoyais les formulaires de renonciation à toute succession. Il y a bien eu ce petit moment de faiblesse vendredi soir en rentrant du bureau quand j’ai réalisé que je venais d’autoriser des étrangers à mettre le feu à mon père et que « cendres » était un état rudement définitif (je déteste vraiment tout ce qui est définitif) mais j’étais dans le métro et il est hors de question de me mettre à pleurer en public. Je suis sortie de la rame puis de la station et à peine je sentais l’air frais de l’extérieur que c’était passé.

Mon « deuil » aura duré moins de 2 minutes entre 2 stations de métro. Je me suis fait l’effet d’un monstre. Je savais que ça arriverait tôt (pas autant, ok) et les 4 années sans aucune nouvelle m’y avait plus ou moins préparée. En plus, je le tiens pas mal de lui ce côté warrior trop fier pour céder à toute émotion alors il ne peut s’en prendre qu’à lui-même ! Mais face aux gens autour, ce n’est pas évident d’assumer ce calme. Ce pourquoi je ne l’ai annoncé qu’à très peu de gens.

Samedi midi, les cendres étaient éparpillées et l’affaire était close.

Bilan des courses, vivement que 2016 se termine, que je puisse passer à des choses plus joyeuses :

Continuer mon traitement et devenir une « vraie » femme (je me fais l’effet d’un transsexuel), acheter enfin ce mobile-home, me perfectionner dans mon travail, chasser toujours plus de Pokémon, revoir ma garde-robe, être heureuse…

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Un point sur le projet idiot…

Alors…

1 Sur le bon coin, il y a un mobil home à 6500€, dans le camping de mes rêves (piscine à l’année, à 30 minutes de Lille, avec navette entre la gare et le dit camping, juste à la frontière belge)

2 J’ai les sous pour l’acheter directement et même plusieurs années de frais avec.

3 Je suis allée sur le site du camping pour voir à quoi ressemblait ce modèle de mobil home (ils renouvellent leur stock) et je le trouve un peu petit. J’aimerais 2 chambres au lieu d’une.

4 Il y en a un autre, allure chalet, à 22500€. Je n’ai pas les sous pour.

5 Il faut que je me cale un week-end cet automne pour y passer 2 ou 3 jours, histoire de voir si l’endroit me plait vraiment et s’il y a d’autres logements en vente.

6 L’avantage, c’est que pendant ce temps, je continue de mettre des sous de côté (on est quand même super loin du 3 chambres, dressing, cheminée à granules, etc… à 1150000 € !

Une vie de quartier

Je me suis remise à écrire. Rien de bien folichon, ni de très construit mais je m’y remets tout doucement. Je pensais que je me remettrais d’abord à la photo mais les 4 heures de trajet aidant, c’est finalement l’écriture qui aura bénéficié de mon besoin de m’exprimer.

 

J’avais besoin d’un point de départ et je me suis tournée vers les Sims. J’ai toujours aimé raconter des histoires selon les captures d’écran que je faisais de mon jeu, sorte de réinterprétation absurde et délirante de ma partie mais pour une fois, je prends le sujet dans l’autre sens. Je raconte une histoire puis je me sers de mon jeu pour illustrer le tout.

 

Ai-je vraiment besoin des Sims ? Certaines étapes se raconteront sûrement mieux en images et je ne dessine pas de façon suffisamment régulière pour me tourner vers mon carnet à dessin. Façon détournée de dire que j’ai surtout la flemme ? Euh… Oui. Et puis je voulais des règles, quelque chose pour que ça ne parte pas trop dans tous les sens. Les limites du jeu seront un bon filtre, du moins si on oublie l’existence des fantômes et extra-terrestres : Je veux quelque chose de vraiment… Calme et ordinaire. Une vraie petite vie de quartier.

 

J’ai commencé par sept portraits sur les huit, le tout au présent. C’est la première fois que j’écris quelque chose de cette façon et je galère pas mal. Mais je trouve ça vraiment amusant. J’ai aussi commencé quelques bribes d’histoires, sous forme d’anecdotes ou instants volés, totalement dans le désordre. Je n’ai aucune idée de comment je vais faire pour présenter ça aux autres joueurs : Au fur et à mesure ? Une fois le tout fini ? Vu comment je m’y prends, ça risque surtout de ne jamais être fini…

 

Mais j’ai trouvé un moyen de m’occuper l’esprit, tant dans le train qu’au bureau, où ils me regardent comme une hystérique qui tape des tonnes de textes alors qu’on a un travail pour lequel le clavier est limite superflu.

S’ils savaient que pendant qu’ils se plaignent de l’incompétence de notre chef (en même temps ils n’ont pas tort) je suis en train de décrire une après partie de sexe entre une artiste peintre et son voisin du dessous…

Parce que la Dodue est aussi une princesse, elle a des envies un peu louches…

Comme toute femme qui se respecte (faut le dire vite) j’ai parfois des lubies un peu farfelues auxquelles je ne démords pas. M’étant fait une raison sur mon incapacité à m’offrir une petite maison à retaper, j’ai décidé de viser plus petit mais plus tordu. Je suis donc en quête d’un nouveau Graal : Un mobile-home pas trop moche à remettre en état (façon détournée de me l’approprier réellement) dans un camping avec piscine, ouvert toute l’année dans le nord. Si possible pas trop loin d’une gare (ou d’un arrêt bus), d’une supérette et -mais alors là c’est carrément la cerise sur le gâteau- à moins de 3km de la mer. Ou alors en pleine campagne. Genre l’événement de la semaine, c’est la mise bas de Blandine la vache. Oh et dernier détail : à moins de 150km de l’appartement, sinon ça perd tout son intérêt.

Ce projet me coûterait moins cher qu’une maison, me permettrait de m’isoler quand j’en ai envie et quand au contraire je suis en manque d’interactions sociale, d’être cernée de monde. Car si pour l’isolement la maison de ma mère est parfaite, le village alentour aux habitants belliqueux n’aide pas à s’ouvrir aux autres.

Finalement, il reste quand même quelques séquelles de mon enfance au Charme&L’Amer-ville…

L’idée vient de ma mère. Jamais il ne me serait venu à l’idée d’acheter un mobile-home et encore moins d’imaginer passer mes week-ends et vacances dans un camping. Snobisme de petite fille qui a grandi dans une station balnéaire, j’ai toujours eu un a priori défavorable à leur sujet, imaginant Roger et Germaine assis sur leurs chaises en plastique à épier leurs voisins éphémères pour mieux cancaner au concours de miss camping. Il faut dire aussi que les années 90 ne leur ont pas été favorables (Boris, cet artiste incompris…) et que la viande saoule qui passait sous ma fenêtre de chambre pour rentrer au camping municipal après une « soirée ducasse » sur la place de la mairie n’était pas la meilleure publicité.

Enfin tout ça pour dire qu’en regardant les prix des mobile-homes à vendre d’occasion et déjà sur leur emplacement (autant jouer la carte de la facilité), je vais me serrer la ceinture encore quelques mois. Car si pour une maison, je le sentais prête à me lancer dans la chasse au crédit, là, dans moins d’un an je peux payer direct la totalité toute seule comme une grande.

Espérons juste que je ne trouve pas sur le net un autre robot domestique à 800€. Le petit salopiot a fait une sacrée brèche dans mes économies (vivement cet automne!!!)