Parce que « riz gluant et poisson mort entouré d’une feuille d’algue » c’était trop long comme nom pour un chat…

Dans moins de 2 heures, Sushi a rendez-vous chez le vétérinaire et vu son état, elle ne reviendra pas. Je savais bien que ce jour arriverait, on me l’avait même annoncé pour il y a 9 ans. Née 3 jours après le reste de la portée, le cerveau trop cuit, les dents de lait non remplacées par des définitives… Elle a eu une vie bonus et en a bien profité. Donc je ne culpabilise pas. Je ne me dis pas que j’aurais du faire autrement ni que c’est de ma faute. De toute la fratrie, c’est même celle qui a vécu le plus longtemps. C’est dire.

Mais l’idée de l’emmener au peloton d’exécution n’en reste pas moins difficile à avaler. Heureusement que ma mamie d’adoption connaît LE cabinet vétérinaire idéal et que « je serais bien incapable d’indiquer le chemin, il vaut mieux que je conduise »… Et on se demande pourquoi je suis fan.

Le plus gros problème, ça reste Grenouille. 3 scénarios se présentent :

  • Celui que j’espère le plus : Il reste tristounet quelques jours à la chercher puis se fait une raison et redevient le beauf qu’on connaît si bien.
  • Celui que je redoute : Il ne se remet pas de son absence et se laisse mourir.
  • Celui qui me ferait dire que j’ai un karma de merde : Il devient encore plus envahissant, réclame encore plus d’attention pour compenser.

Honnêtement, je ne survivrai pas au 3ème.

Puis il y a les week-ends. Si jusqu’à aujourd’hui, on pouvait les laisser seuls à l’appartement avec la voisine qui vient faire sa lessive et les nourrir, il sera beaucoup plus difficile, voire impossible de faire ça avec Grenouille seul. Il vit très mal la solitude, sûrement à cause des abandons successifs durant sa jeunesse. Donc s’il ne suit pas le 1er scénario, il ne me reste plus qu’une solution : l’emmener au chalet le week-end. Joie. Je viens juste d’installer un tapis blanc.

Une fois le rythme pris, il ne sera plus possible de changer. Vieux garçon comme il est, si ce vendredi-ci je l’emmène en week-end, ça veut dire que je l’emmène TOUS les week-ends et que je dois donc équiper le chalet pour un chat : Je suis dans la merde.

J’ai toujours dit que Sushi est le membre indispensable de cette famille.

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La résolution du chat…

Une papouille en passant, un mot doux avec une voix gnangnan, le dos d’une main passant régulièrement sur la truffe sèche et blanche, un petit bac d’eau collé sous le museau, un autre de pâtée, de croquettes, de chantilly, un regard soucieux, une autre papouille, des suppliques alarmées, deux grandes idiotes qui lui tournent autour sans arrêt et ce, même à 3h du matin…

Non sérieux, Sushi ne sera PLUS JAMAIS malade. On est trop chiantes à supporter quand on s’inquiète pour elle.
Fichu lait tourné par l’orage.