On compense comme on peut/veut…

J’ai été une vilaine fille : Je me suis commandé un nouveau téléphone hyper cher comparé à mon budget habituel. Bon. Je l’ai commandé en Chine donc 100€ moins cher mais rien que l’idée que la « petite ristourne » soit aussi élevée me fait honte. Jusqu’à aujourd’hui, mes téléphones n’ont jamais coûté plus de 100€ !

Non, vraiment, je me fais honte.

Au départ, je m’étais connectée pour me commander un nouvel ordinateur portable, Vinny le précédent ayant été « vendu » pour 70€ à la fille du phacochère. Je n’en avais pas envie mais on ne peut pas dire qu’on m’ait vraiment demandé mon avis.

Entre ma mère : « Il ne te sert plus à rien maintenant que tu ne travailles plus à Paris. Je suis sûre que tu ne l’as plus allumé une seule fois depuis que tu ne prends plus le train. Que elle, seule dans son camion, sans ordinateur elle ne peut plus regarder de séries… Le garder serait un caprice et 70€ pour un petit portable d’occasion, tu t’en sors rudement bien… » S’en est suivi la promesse de récupérer une Surface Pro (une belle merde cette machine) pour laquelle j’ai vraiment, vraiment du batailler pour avoir le droit de le lui emprunter.

Et son phacochère répugnant : « Ah c’est terrible ! Ah elle n’a plus d’ordinateur ! Ah ! Ah ! Ah il lui en faut un vite ! Ah ! Et en plus elle a mal au ventre alors c’est urgent ! Ah et puis moi aussi j’ai mal au ventre du coup !»

C’est impressionnant comme les intestins de cette famille peuvent être pourris. Un peu comme leur âme : Au moindre truc qui ne va pas dans leur sens, ils ont mal au ventre. Et vas-y que le bobo au bidou phacochère est une affaire d’État ! Le monde s’arrête de tourner, les drapeaux sont en berne, le président réclame un silence monacal tout le temps que Môssieu est sur son trône…

J’ai donc cédé uniquement pour qu’ils la ferment. Mon ordinateur est parti en Corse avec promesse que je serai payée au prochain passage dans la région de la fille.

Ouais. Je serai payée.

Elle vient de passer, est depuis déjà repartie et… Payée ? Moi ? Que nenni.

J’ai eu le malheur d’y faire allusion en privée, c’est limite si on ne m’a pas aboyé dessus. Pourquoi je pensais à ça de toute façon !

La famille phacochère est la nouvelle sainte famille et je suis Judas.

Aujourd’hui, j’ai donc voulu me commander un ordinateur portable. Et puis finalement, je me suis dit que la Surface Pro, je n’étais pas là de la rendre. C’est une merde, c’est indéniable, mais c’est mon otage. Je m’en fiche des 70€. Je veux juste qu’on arrête de me prendre pour une imbécile qui n’a d’autre droit que de tout accepter en fermant sa gueule :

L’ordinateur portable à 70€ + une vieille Surface Pro ? J’ai du « voler » la SP et m’asseoir sur les 70€.
Mon ancien PC de bureau à 300€ ? Finalement, il n’avait pas de sous sur lui alors il a fait du troc : une TV de merde achetée chez électro dépôt et un nouveau lit… Ah bah tiens ! Pour ma mère et lui. Le mec m’a généreusement acheté mon ordinateur en s’offrant un lit. Et je dois dire merci.

Et s’il n’y avait que les histoires de sous…

Je suis fatiguée. Fatiguée de subir des escrocs, des pleurnicheurs, des ploucs sans aucune manière et d’avoir le mauvais rôle. Et quand j’ai annoncé que je souhaitais partir, prendre un appart et les libérer de ma présence de chieuse, on m’a fait culpabiliser comme jamais : Je rends ma mère malade, à cause de moi elle va devoir vendre la maison (la seule chose qu’elle aime au monde), je ne suis pas raisonnable, j’exagère tout, etc…

Rendez vous compte ! Dimanche, après être tombée dans les escaliers à cause de ses chaussures à lui et atterri dans la pisse de son chien à lui, je suis partie en claquant la porte. Je ne suis rentrée qu’une fois qu’elle avait enfin daigné lui demander de partir : C’est moi qui ai gâché le week-end de tout le monde ! J’ai tout le côté droit en ruine, je peux à peine appuyer sur mon poignet mais c’est à cause de moi que le week-end a été gâché.

Oui. Je suis fatiguée.

Et c’est en pensant à toute cette fatigue que je me suis dit « et bah merde ! Je me fais un caprice. »

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Le week-end a été éprouvant mais finalement très positif…

Il y a une dizaine de jours, d’anciens voisins étaient passés à l’appartement. On avait parlé du chalet et de mon souhait de faire prochainement (dans un an) une extension de terrasse. Ils ont démarré au quart de tour : « Alors il faudra la faire comme ci, comme ça, avec tel type de bois traité mais pas à entretenir, puis il serait intéressant de faire la balustrade comme l’actuelle et plutôt de 4m de long au lieu de 2m50 pour limiter les coupes, etc… » Le gars a fait celle de leur mobile-home sur la côte et est vraiment doué en menuiserie.

La conversation avait été très enrichissante mais aussi très flippante. Je commençais à me dire que ça serait plutôt pour 2019 car pour une terrasse vraiment solide et durable, il allait falloir un budget important. Bon, le budget, je l’ai mais j’ai aussi une dent qui vient de casser et ma mutuelle est une merde. Bref, gros flippe.

Samedi matin, je suis donc allée les voir dans leur repère pour admirer/jalouser leur terrasse. Et lui de renchérir : « Dans tel dépôt, il y a tel bois mais pour telle partie, il faudrait plutôt des poutres venant de tel autre dépôt pas très loin de ton chalet. Et puis après réflexion, il faudrait quand même prendre du plancher de catégorie 4 pour éviter qu’il ne devienne glissant… »

Je prenais sagement des notes, songeant que, ouh là, plutôt 2020 puis il a ajouté : « Lundi je vais chercher le matos et je te la commence mardi. On devrait s’en tirer pour 700 € ».

Hein ? Quoi ? CE mardi ?

C’est là que j’ai compris que chez lui, le conditionnel est en fait une forme de futur… Proche. Très proche.

Là, on peut dire que j’étais sur mon petit nuage. Puis ça a commencé à se gâter quand le gros bébé est arrivé avec son chien en tirant la tronche parce qu’il n’aime pas mes poseurs de terrasse. Et quand il n’aime pas quelqu’un, il sait se monter particulièrement mal élevé.

En même pas 5 minutes, il m’avait abandonné son chien (un peu comme ces parents qui considèrent que c’est la personne qu’ils visitent qui doit s’occuper de leurs mioches) et il était parti chercher un truc dans son coffre. Ça lui a pris 30 minutes.

« Oui, mais il faut le comprendre » qu’elle me dit ma mère « il n’est pas à l’aise, il ne sait pas quoi faire de sa couenne… » Bah, déjà, il apprend les bases de la politesse, ça ne serait pas mal. Et quand on a la flemme de s’en occuper, on ne prend pas de chien.

A table, il n’a pas décroché un mot. Il s’est même éclipsé avant le dessert et il a fallu le rappeler 2 fois pour qu’il daigne revenir. Mes voisins étaient consternés et ont même fait remarqué à ma mère qu’il se comportait comme un ado capricieux.

Lorsque les voisins se sont mis en route, il n’a même pas daigné les raccompagner à leur voiture avec nous pour les saluer, préférant rester dans le chalet.

Et c’est là au retour, que j’ai eu envie de gerber : il était avachi sur une de MES chaises, sur MA mini terrasse, le ventre à moitié à l’air, les pompes à moitié défaites, tirant une gueule de six pieds de long avec son chien attaché à la rampe d’escalier. J’ai eu honte. Affreusement honte. Honte de lui, de son comportement, du spectacle qu’il offrait. Mais surtout honte de moi qui le laissait faire. Honte de n’avoir jamais moufté durant toutes ces années, honte de l’avoir laissé jouer les petits chefs de famille, d’avoir pris possession des lieux, tant à la maison qu’à l’appartement et quand je l’ai vu devant mon petit chalet, toujours aussi lamentable, j’ai eu honte d’avoir été soumise et docile.

Alors j’ai eu une idée de garce : Le laisser en freestyle tout le week-end, bien blaireau, bien connard : en fin d’après-midi, il s’est installé en plein milieu du canapé avec son chien qui mordillait un coussin et j’ai laissé faire sans rien dire, juste en prenant une photo. Au dîner, je n’ai pas essayé de l’empêcher de prendre « la place du maître » en bout de table pour présider le repas. Je n’ai pas râlé lorsqu’il a roté, je n’ai même pas rappelé qu’un enfant bien élevé se serait excusé comme je fais d’habitude. Le lendemain matin, j’ai fait celle qui n’avait pas remarqué qu’il s’était servi un café sans rien demander, ni s’il pouvait, ni si quelqu’un en voulait un aussi, bien individualiste et bien mal élevé.

J’avais prévu lors de la route du retour, puisqu’on était à 2 voitures, de profiter que ma mère serait coincée au volant pour lui annoncer que je ne voulais plus de lui chez moi. Je ne l’interdit pas à la maison où je ne veux plus aller ni à l’appartement où je traîne à rentrer après le boulot quand il est là car après tout, ça n’est pas chez moi. Je ne lui ferai pas l’injure d’exiger qu’il ne mette plus jamais les pieds chez elle comme sa fille à lui a fait avec ma mère mais chez moi, rien ne m’oblige à le subir.

Finalement, la conversation a eu lieu plus tôt car il a fallu sortir le chien et qu’il avait « mal aux jambes ». S’il savait, ce gros porc débile, que sa fainéantise m’a permis de régler mes comptes… Et ce, de façon un peu vulgaire (j’ai dit clairement que je ne la jugeais pas pour son goût à se faire sauter par un ado attardé lâche et mal élevé mais que je n’avais pas à en payer les conséquences)

J’ignore si ma mère m’a pris au sérieux, si elle va prendre mon souhait en compte ou si elle part du principe que c’est une cricrise éphémère et qu’elle pourra me l’imposer encore. Ces derniers temps, plus je tentais de lui expliquer que je ne le supportais plus et plus elle me l’imposait, plus elle faisait en sorte que je lui soit redevable et plus elle insistait sur le fait soit disant des efforts, qu’il est attentionné avec moi… Bref, que je suis la méchante dans l’histoire. Tout ce qu’elle obtient, c’est que je suis prête aujourd’hui à partir vivre ailleurs et à couper tout contact avec elle si c’est le prix à payer pour ne plus le souffrir. Je ne lui ferai jamais le coup du « c’est lui ou moi ». J’ai choisi pour elle.

Après tout, c’est moi le problème dans l’histoire. Pas lui.

De l’incompétence en veux-tu en voilà…

Dimanche, j’ai voulu faire une simulation d’assurance. Résultat, ma boîte mail est submergée de relances. Vous avez fait une simulation mais vous n’avez pas souscrit à l’offre. Faites le vite ! Pourquoi vous ne l’avez pas encore fait ? Hey, vous nous avez oublié ! Revenez ! Viens nous donner ton fric, salope !

J’ai vraiment eu le nez fin de mettre un faux numéro (le propriétaire du dit numéro, s’il existe, doit me haïr). J’ai repensé à cette mutuelle qui m’appelait 6 fois par jour pour que je signe chez eux. J’étais tellement épuisée que j’avais fini par céder et faire valoir mon droit de rétractation. C’était finalement plus simple. Surtout en écrivant le mot « harcèlement » dans le courrier recommandé.

Depuis lundi, 3 ouvriers (rien que ça) sont dans mon bureau pour installer une cloison de 3m de long. Après 2 jours de travail, on a une bâche de fixée et un rail de posé. Ah et un ouvrier blessé. Sachant que demain, le 2ème sera en congés, il ne nous reste plus que celui réputé pour son alcoolisme. Si vendredi la cloison qui devait être posée en 2 jours est finie (on ne parle même pas des peintures), on pourra s’estimer heureux.

Ils sont bruyants, maladroits (d’où le doigt cassé) et grossiers. Mes tympans saignent.

Toute la journée, le logiciel en ligne que nous utilisons pour travailler a été en rade. En tout, il a du fonctionner 3 heures. Réponse de la maintenance : « Vous avez fait une mauvaise manipulation. Je ne sais pas laquelle mais vous en avez fait une » Moui… Donc ça veut dire que les instructeurs de TOUTE la France et TOUS les transporteurs circulant en France ont fait EXACTEMENT la MÊME mauvaise manipulation en MÊME TEMPS.

On est fort. Très fort.

Prends nous pour des jambons, la maintenance…

Mon collègue en congés cette semaine a accumulé une cinquantaine de dossiers en retard et je comptais profiter de son absence pour lui filer un coup de pouce. Mais l’informatique semble en avoir décidé autrement.

Ce midi, une homologue d’un autre département m’a demandé pourquoi je m’étais trompée dans mon dossier. Je ne me suis pas trompée. C’est le département limitrophe qui a merdé mais comme il ne répond pas, elle en déduit que la faute vient de moi. Je lui ai expliqué que l’erreur ne pouvais pas venir de moi mais que si vraiment elle y tenait, je céderais à son caprice. Vu la tournure de la phrase, si elle a un minimum de fierté, elle devrait me lâcher.

La semaine dernière, j’ai déposé un chèque de 1000€. Ce soir, je découvre que mon compte n’a été crédité que de 100€.

C’est une idée où le déclin de notre civilisation a passé un nouveau stade ?

De l’art de culpabiliser parce que je demande à des gens de faire leur travail…

Le tout en m’excusant d’exister…

 

Mail à la boutique d’aquarium parce qu’il manque la moitié des pièces dans la boite : Fait.

4ème mail pour demander le reliquat de mes congés et compte épargne temps : Fait.

3ème mail pour faire corriger ma modalité de temps de travail : Fait.

3ème appel au chauffagiste parce qu’il a augmenté la température de l’eau chaude au lieu des radiateurs : Fait.

2ème appel au livreur : Fait

Énième appel au propriétaire de l’appart du dessus franchement insalubre : Fait.

 

Je suis dans la merde pour un tas de trucs :

Je dois poser des congés mais Paris traîne à envoyer mon reliquat. Apparemment, ils attendent de moi que je fasse l’impasse sur 13 jours de congés et 12 jours sur le CET. Bah tiens !

La nana qui gère le programme de pointage s’est planté dans ma modalité et ne peut pas le corriger elle-même. Résultat, je me retrouve à devoir chaque jour bosser 30 minutes de plus pour être dans les clous. Et comme je n’ai pas tout de suite eu accès au site de contrôle, j’ai 5h de boulot à « rattraper » au lieu de les avoir en heures supplémentaires. Je vois légèrement rouge.

 

C’est bizarre, mais je m’attends à ce qu’ils ne me payent pas à la fin du mois parce que mon service de départ n’aura pas transmis les documents nécessaires.

 

Je ne suis pas une chieuse. Entre un mail et sa relance, il s’écoule généralement une semaine. Bon, j’avoue que pour la 4ème relance pour le reliquat, je n’ai attendu « que » 5 jours. Mais c’est parce qu’on nous a annoncé que les serveurs avaient eu un gros problème lundi vers l’heure à laquelle j’avais envoyé ma 3ème relance et qu’il y avait donc de grandes chances que mon mail ne soit jamais parti.

Mais tout ça me rend quand même dingue : Comment se fait-il qu’il faille systématiquement relancer, insister, quémander voire menacer pour que les gens daignent enfin faire leur travail ou assumer leurs responsabilités en nous lançant des regards chargés de reproches ?

De l’art de se faire lyncher pour un smartphone et un « bonjour » au parc… 

… Parce que Pokémon Go détruit le pays. Si si, on me l’a dit.

Le problème surtout, c’est que nous vivons dans une société où s’amuser est devenu une honte, se réunir une faiblesse, être heureux indécent et toute nouveauté une menace. Alors on monte sur nos grands chevaux, on prend tout cas isolé pour des généralités, on accuse un jeu de tous les maux de la Terre (à ce qui paraît, PERSONNE n’utilisait son téléphone au volant avant Pokémon Go, PERSONNE ne se faisait voler son téléphone dans la rue avant Pokémon Go…) et on se félicite de survivre dans un monde aussi pourri. En bref, la population se fait chier pour faire style et reproche aux quelques originaux qui ne cèdent pas à cette mode, de vivre, de sortir, de jouer, de sourire.

Sauf que cet ennui, ils ne peuvent se le reprocher qu’à eux-meme.

Qu’est ce qui les empêche d’aller sur le store télécharger un jeu gratuit pour se mêler aux autres joueurs au lieu de les regarder avec dédain en se plaignant que la France est perdue avec des générations pareilles (ma mère a adoré être traitée de jeunesse déviante par deux rageuses sûrement plus jeunes qu’elle), qu’est ce qui les empêche quand ils vont au parc de répondre au bonjour du passant au lieu de partir systématiquement du principe qu’ils vont se faire agresser par une femme seule, obèse et qui perd ses ballerines en marchant trop vite ?

Un bonjour, bordel ! Rien qu’un bonjour !

Des nouvelles du front

Bon alors comme toujours, je n’ai aucune trace écrite. Ça reste de l’info verbale et vu comment s’était passé mon humiliant recrutement, je ne peux pas m’empêcher de me méfier de cette administration. Enfin bon.

Entre Lille qui cherche à me récupérer au plus vite et Paris à me retenir aussi longtemps que possible, j’ai reçu tout à l’heure un appel de la responsable de la gestion du personnel : « Une mutation au 1er octobre, ça vous va ? »

Quelle question ! Une mutation en 2016, évidemment que ça me va, surtout vue l’animosité chaque jour grandissante du Juteux à mon égard. Et puis j’ai pas mal de congés encore à prendre, des RTT et même quelques jours de récup. Ajoutons la réfection de mon utérus et de mes ovaires (autant être en arrêt quand je suis encore à Paris et inutile) ce qui devrait rendre ces 3 mois bien plus courts.

Après l’appel étrangement, le Juteux est passé 3 fois de suite. Le regard torve et le teint blême, il devait être rudement assoiffé car chaque fois, il est allé se planquer au niveau de la fontaine à eau. Pour les collègues qui étaient là, il est évident qu’il cherchait à surprendre une conversation compromettante. Manque de bol, la première fois, on parlait lunettes et mutuelles, les deux autres, on parlait jardinage. Si bien qu’on a continué notre discussion sans même s’interrompre, préférant l’ignorer ostensiblement. Pourtant les occasions de nous surprendre parlant de sa bêtise, de ma prochaine mutation, de ses méthodes pour nous monter les uns contre les autres ou encore de la dégradation de nos conditions de travail depuis son arrivée.

C’est dingue comme les langues se délient quand on est peu nombreux et qu’il fait beau…

Enfin croisons les doigts pour que les choses se déroulent bien !

Joie, oui mais…

Pendant mon arrêt de travail, j’ai écrit un long mail sur ma situation et mon ressenti que j’ai envoyé aux syndicats qui l’ont transféré au service social. Je l’ai aussi envoyé à l’un des membres de la CAP qui devrait normalement devenir aussi mon collègue de travail.
La CAP a eu lieu le 27 après-midi. A 22h, je recevais un sms pour m’annoncer que ça y est, c’est bon, j’ai ma mutation pour au plus tard le 1er septembre.
Autant dire que j’étais sur un petit nuage.
Le lendemain, les syndicats m’envoient un mail pour me prévenir que le service social va me convoquer pour accélérer la dite mutation. Je m’y rends mais c’est la douche froide : « Ah oui mais Lille peut dire ce qu’elle veut, ici on est à Paris : si Paris dit non, c’est non ! On ne déshabille pas comme ça l’Administration Centrale. On verra si on peut vous faire partir au mieux en janvier… Vous aurez rendez-vous avec le médecin la semaine prochaine pour voir si votre état nécessite vraiment cette mesure. »
Charmant. Et puis le fait qu’elle appelle mon chef toxique par son prénom (qui ne m’adresse plus la parole depuis mon retour) ne me dit rien qui vaille… Je renvois donc dans la foulée un sms à Lille expliquant le « si la sacro-sainte AC dit non… » qui me répond un ferme et définitif « FAUX ! »

Je m’attends donc à ce que Paris exige un report pendant que Lille exige un avancement. Ca promet du bon gros cafouillage.

De mon côté, j’ai bien l’intention de forcer le coup, de plomber un bon coup le chefaillon (faut penser aux collègues), de sortir la futur opération (rendez-vous demain avec le chirurgien), le traitement médical… Ca me fait un peu honte, mais j’ai vraiment moyennement apprécié cette briseuse d’ambiance d’assistante sociale.