Une vie de quartier

Je me suis remise à écrire. Rien de bien folichon, ni de très construit mais je m’y remets tout doucement. Je pensais que je me remettrais d’abord à la photo mais les 4 heures de trajet aidant, c’est finalement l’écriture qui aura bénéficié de mon besoin de m’exprimer.

 

J’avais besoin d’un point de départ et je me suis tournée vers les Sims. J’ai toujours aimé raconter des histoires selon les captures d’écran que je faisais de mon jeu, sorte de réinterprétation absurde et délirante de ma partie mais pour une fois, je prends le sujet dans l’autre sens. Je raconte une histoire puis je me sers de mon jeu pour illustrer le tout.

 

Ai-je vraiment besoin des Sims ? Certaines étapes se raconteront sûrement mieux en images et je ne dessine pas de façon suffisamment régulière pour me tourner vers mon carnet à dessin. Façon détournée de dire que j’ai surtout la flemme ? Euh… Oui. Et puis je voulais des règles, quelque chose pour que ça ne parte pas trop dans tous les sens. Les limites du jeu seront un bon filtre, du moins si on oublie l’existence des fantômes et extra-terrestres : Je veux quelque chose de vraiment… Calme et ordinaire. Une vraie petite vie de quartier.

 

J’ai commencé par sept portraits sur les huit, le tout au présent. C’est la première fois que j’écris quelque chose de cette façon et je galère pas mal. Mais je trouve ça vraiment amusant. J’ai aussi commencé quelques bribes d’histoires, sous forme d’anecdotes ou instants volés, totalement dans le désordre. Je n’ai aucune idée de comment je vais faire pour présenter ça aux autres joueurs : Au fur et à mesure ? Une fois le tout fini ? Vu comment je m’y prends, ça risque surtout de ne jamais être fini…

 

Mais j’ai trouvé un moyen de m’occuper l’esprit, tant dans le train qu’au bureau, où ils me regardent comme une hystérique qui tape des tonnes de textes alors qu’on a un travail pour lequel le clavier est limite superflu.

S’ils savaient que pendant qu’ils se plaignent de l’incompétence de notre chef (en même temps ils n’ont pas tort) je suis en train de décrire une après partie de sexe entre une artiste peintre et son voisin du dessous…

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