Petit week-end chargé

Du rapide :

– Le week-end dernier, c’était le premier week-end sans les résidents « saisonniers ». Dans mon allée, il n’y avait que ma mère et moi. Musique à fond, pitreries, cheese-cake, bricolage à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit : Joie !

Elle a même reconnu que l’absence du blaireau faisait du bien…

– On a commencé les peintures sous son mobile-home et de sa terrasse. On en a pour des mois ! Mais ça vaut le coup… Lin et blanc pour coller avec la bâche de la terrasse.

– La musique à fond m’a donné envie de faire un caprice : Je veux une platine vinyle et des 33t de blues, classique, country… Oh et de musique hawaïenne ! L’ordinateur portable attendra.

– Je suis enfin décidée pour les couleurs de la grande chambre : vert basque et blanc. Et comme je viens de recevoir les rideaux du séjour, il va falloir trouver le temps de peindre mon chalet entre les barreaux de la terrasse de la mère.

– Se confectionner une parure de lit unie et de qualité (sus au synthétique !) est un vrai parcours du combattant. Encore plus compliqué que de trouver des romans sentimentaux de science fiction sans sombrer dans le porno (oui, j’ai déjà cherché et oui, je les ai lu pour savoir que ça virait au porno)

– La petite chambre garde-manger pour survivaliste va être recyclée en atelier travaux manuels : fauteuil convertible, tréteaux et un vieux volet devraient faire l’affaire.

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2 réflexions sur “Petit week-end chargé

  1. je sais que je te le dis souvent, mais : JE T’ENVIE pour ton petit coin de paradis !!!
    Tu as très bien fait et je suis heureuse de voir que tu t’y sente si bien 🙂

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  2. Parenthèse d’après rédaction : Oh merde, désolée, je t’ai pondu un roman d’hystérique… :-*

    Les premiers temps, ça n’a pas été facile. J’ai même songé à le revendre aussi vite car c’était un échec cuisant. Mon objectif était d’avoir enfin un chez moi : Ce pour quoi je m’étais tant investi à Wimereux pendant des mois (pour ne pas dire toute ma vie) et qui était parti en fumée à cause de Jacques qui s’y était installé en maître des lieux : ses caprices, ses occupations, son rythme, sa télécommande, sa place à table… On ne vivait plus que selon lui.
    En bref, avec ce chalet, j’achetais ma liberté. 1 week-end. Il nous a laissé un seul malheureux week-end sans venir, bonne âme qu’il est. Week-end qu’il a passé à envoyer des sms et à appeler non-stop pour nous faire culpabiliser de laisser tout seul.
    Le week-end suivant et tous les autres jusqu’à mai, il était là et comme à Wimereux, il était chez lui : il se servait dans les placards sans demander, installait ses affaires pour le week-end suivant, choisissait sa place (place en bout de table et au centre du canapé avec son chien, nous laissant ma mère et moi sur des chaises), se permettait d’être odieux avec mes invités (il boudait sur les marches alors qu’on l’appelait pour manger) et de simuler de grandes maladies dès qu’on ne cédait pas, de roter à table et de refuser de façon insultante de s’excuser…

    Si je n’avais pas convaincu ma mère d’acheter le mobile-home d’à côté, il y a bien longtemps que je n’y mettrais plus les pieds. Après tout, c’était peut-être ça ma vie : travailler pour financer les lieux de villégiature d’une vieille merde abjecte ?
    Mai-juin, j’ai pu donc avoir un semblant de calme. Je devais encore me coltiner les repas et toute activité que nous avions ma mère et moi devait s’arrêter immédiatement, dès lors que le pacha arrivait. Et là encore : ses repas, son rythme, son chien dont il ne s’occupe plus quand il est chez quelqu’un (qui doit prendre le relais).

    Puis il y a eu 2 choses salvatrices, bien que l’opinion publique et locale considère toujours que le problème, c’est moi et moi seule :
    – Mon coup d’éclat de fin juin. Après m’être explosée à tronche à Wimereux dans ses chaussures et la merde son chien, je suis partie. Je ne suis pas rentrée avant qu’il ne soit parti. Et là encore, il a fallu que je gueule et menace de partir pour de bon. Car qu’a-t-il fait de mal, après tout ? A part abandonner ses chaussures au pied des escaliers comme il l’a toujours fait ?
    – Annick, notre voisine et ma mamie d’adoption même si elle ne le sait pas encore, est notre confidente, tant à ma mère que moi. Evidemment, ma mère lui a parlé de ce dimanche où j’ai été « si cruelle avec elle ». Et quand en octobre, Annick est venue passer 2 jours avec moi au chalet, elle a eu la seconde version de l’histoire. C’est incroyable comme ça fait du bien que quelqu’un qui connait Jacques et ses ronds de jambes de commercial, quelqu’un qui a droit à la version du gentil Jacques, me comprenne, s’insurge face à ses réactions, le qualifie (car c’est elle la première à l’avoir fait) de pacha. Puis elle m’a expliqué de je devais apprendre à m’en foutre. Il n’est pas mon problème. Il se ridiculise ? Ridiculise en même temps ma mère ? Rien à foutre : c’est elle qui l’a voulu. Et si je n’apprends pas très vite à relativiser, je vais finir bourrée d’anti-anxiolytiques.

    Mon coup d’éclat a permis qu’il ne vienne plus tous les week-ends. Il passe déjà presque tous ses après-midi à l’appart, il peut survivre 2 jours…
    Et la mise en garde d’Annick sur mon état de santé m’a permis d’apprendre à être plus audacieuse : quand il vient le week-end, je m’organise des journées vidéos, piscine avec Marguerite la petite dame qui a peur de l’eau… Et surtout, je me fais des plateaux télé dans mon coin et je les oublie.

    Donc maintenant, oui, ça y est, j’y suis pleinement heureuse. Mais il a fallu se battre.

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