De la végétation et de l’intimité.

Cet automne, j’ai déjà prévu de m’occuper du jardin. C’est qu’il ne ressemble à rien, le pauvre. J’ai même un peu honte de ce champ de pissenlits et de mousse que l’on m’a confié. Alors il va falloir que je me découvre des talents de jardinier. Avoir commandé 2 flamants roses en plastique et avoir en garde un sapin souffreteux et 2 plantes non identifiées ne suffit pas.

Et puis il y a ce problème d’intimité : Comme la terrasse donne sur l’avant de la parcelle, j’ai l’impression d’être un peu en exposition, perchée au bord du chemin. Ça ne me posait pas de problème cet hiver car j’étais seule dans mon allée. Depuis avril, c’est plus compliqué à cause de la dame de la parcelle juste en face. Une sorte de vieille punaise qui n’a plus toutes les frites dans le cornet, mauvaise comme la gale et qui a surtout un besoin immense et malsain de parler, parler, parler et encore parler… Pour dire du mal de tout le monde*. Et dès que nos regards se croisent, ça ne manque pas, j’en ai pour une heure.

J’aime ne pas avoir de clôture. Ça donne à la parcelle un côté libre, convivial et c’est surtout moins étouffant. Comme je n’ai pas de chien, je ne suis en rien obligée d’en mettre une. Alors je dois trouver une autre solution. Et cette solution, ce sont les lilas de la maison qui me l’ont soufflée.

Outre la pariétaire couchée et le gaillet grateron, le jardin à la maison est envahi par 2 sureaux qui menacent chaque année d’étouffer mes précieux lilas. Ça et un figuier qui vient de je ne sais où… Ne sachant pas de quelle variété de sureaux il s’agit et surtout vouant un véritable culte à mes lilas cinquantenaires, boutures du lilas de mes grands-parents, je leur fais leur fête à chaque fois que je passe et que j’ai un sécateur à portée de main. Le sureau réclame très peu d’entretien, s’adapte aux sols ordinaires et si on prend la bonne variété (sambucus nigra – sureau noir) on peut faire de très bonnes infusions avec ses fleurs. Mais surtout, le sureau pousse vite : idéal pour faire un pare-vue végétal. En les mettant dans des pots à moitié enterrés, je devrais éviter que leur pousse ne dégénère et protéger un peu les racines du gel.

 

* La dernière fois, elle racontait à ma mère que si j’étais moins grosse et si je n’avais pas aussi mauvais caractère, je trouverais sûrement un mari…

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De l’eau et du rose pétant.

J’ai encore une montagne de choses à faire au chalet. Mais apparemment, ça y est, je me suis enfin défaite de cette sensation d’urgence qui me poussait à « me dépêcher avant qu’il ne soit trop tard ». Et l’air de rien, ça fait du bien. Bon et puis il y a aussi la piscine ouverte depuis juillet qui me détourne pas mal de mes travaux…

Mais il faut quand même que je me mette assez vite à 2 ou 3 choses : Le mécanisme de la chasse d’eau qui fuit, le robinet d’arrêt trop grippé pour être sauvé, l’installation d’une gouttière pour éviter que la toiture se déverse sur une latte de la terrasse… Pour un bien, il faudrait que je fasse ça avant l’automne. Oui, ça ne me laisse plus beaucoup de marge.

Oh et puis il faut que je m’occupe de mes tables de salon. Elles sont toujours d’un rose affreux, tout le monde les aime comme ça et plus on me dit que ce rose ne choque pas et qu’il va très bien avec les moulures violettes des murs et plus je les déteste tous : les tables, les moulures, les gens qui ont visiblement des goûts de merde en matière de couleurs. Sérieux ! Comment peut-on ne pas avoir les yeux qui saignent entre les moulures en bois, les moulures peintes en violet, les murs bleu layette, les tables rose pétasse et le sol couleur bambou fané ?! Ça me dépasse.