Hyperandrogénie, grandes marées et abri de jardin…

J’ai terminé mon traitement mi février et c’est l’enfer : Les poils sont revenus presque immédiatement, ainsi que les cernes et le teint brouillon. En bref, retour un an en arrière. Un peu comme si mon organisme cherchait à me punir d’avoir voulu le remettre dans le droit chemin.
Mais que les médecins se rassurent, eux ont eu ce qu’ils voulaient : J’ai eu mes règles. Hémorragies qui m’ont clouée au lit deux jours, qui ont duré une semaine et qui ont été extrêmement douloureuses. Rien ne pouvait soulager les douleurs. Je ne suis pas douillette mais là sérieux, c’était invivable. 28 jours plus tard, je m’attendais à une nouvelle tempête… Mais non. Je vis dans la crainte constante du retour. Donc annulation de l’aquagym, vacances en mode stressée, le sac à main bourré de tout ce qu’il faut… Autant dire que je ne vis plus. Pour moi, c’est un échec total.

RDV à l’hôpital mi-mai… Va falloir sévir !

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L’aménagement du chalet avance bien. Je dois peindre mes tables de salon, trouver des assiettes, une télé digne de ce nom, un cadre pour le séjour, un tapis (pour cet hiver, j’ai le temps) et un parasol. Non parce que sérieux, la terrasse plein sud dans les Flandres : tu meurs !
J’avais prévu d’installer un abri de jardin pour la tondeuse, les bacs à plante, le stock de PQ, etc… mais ceux d’occasion sur place sont vraiment trop amochés et ceux dans les magasins sont chers, pas assez épais à mon goût (le vent est terrible) et surtout volumineux à transporter. Alors j’ai commencé à songer aux caisses en plastique à roulettes et couvercle que j’aurais pu glisser sous le chalet. Et pendant que je discutais de ça avec la belle-mère de Vito Corleone (faute de mémoire des noms, je donne des surnoms), j’ai entendu que le vieux mobile-home à côté de moi, la vieille chose ringarde à la terrasse couverte, clôture et abri de jardin énooooorme était toujours à vendre et que le prix était devenu des plus abordables : l’équivalent des frais d’évacuation de la parcelle si jamais personne ne le prend d’ici fin avril.
Et là je me suis dis : Bon plan ! Puisque je ne peux pas me débarrasser du Gros Bébé (que j’ai traité de phacochère, soit dit en passant) car comme je le craignais, ma mère refuse de comprendre que ce n’est pas une crise passagère, parquons-le ! Ma mère adore ce mobile-home et rêve de le refaire à neuf alors si j’y arrive, je le lui achète, je les fous tous les 3 (bah oui, le chien avec) dedans et basta ! Enfin l’intimité tant souhaitée… Croisons les doigts donc pour que ça marche.

Ce qui est ironique dans l’histoire, c’est que lors de ma première visite du camping, j’avais flashé sur ce mobile-home car l’idée de tout refaire m’excitait. Puis j’ai renoncé au projet car les portes étant très étroites, le Gros Bébé n’aurait jamais pu aller aux toilettes.
La vie est parfois bien étrange.

Sinon, petite parenthèse (haha, je précise qu’il y a une parenthèse… Moi…) : sérieux, chercher des assiettes qui passent au micro-onde et qui ne soient pas trop moche, c’est comme la quête du Graal ! Mes assiettes en carton ont encore de beaux jours devant elles…

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