L’opération mobile-home se précise.

Je suis retournée au camping que je convoitais avec un ami pour qu’il me présente un type qui y vit à l’année. Douche froide directe : non seulement le type est clairement un ivrogne (j’ai un radar pour ça) mais en plus, son hostilité vis-à-vis des propriétaires qui ne viennent que pour les week-ends est des moins encourageantes.
J’ai alors commencé à trouver tous les pires défauts à ce camping. Je l’ai trouvé terne et bordélique, un peu à l’abandon. J’ai tenté de me raisonner en me disant qu’en janvier, tous les campings devaient avoir l’air miteux… Mais rien n’y faisais, je le trouvais déprimant. Et puis il y a les difficultés pour s’y rendre sans voiture, les prix plutôt élevés des mobile-homes à vendre sur le Bon Coin… En bref, tout me soufflait que je n’avais pas envie de passer mes week-ends dans un repère d’ivrognes.

J’ai donc passé une semaine à me demander si ce caprice en valait vraiment la peine. Ces conneries allaient me revenir trop cher pour ce que ça vaut. Et puis qu’est ce que j’ai besoin d’un pied à terre à la campagne alors qu’on a la maison sur la côte ? Tout ça pour avoir la sensation d’un chez moi, aussi petit soit-il ? Tout ça pour pouvoir décider et ne pas avoir à subir les goûts des autres ? Pour avoir un refuge quand les week-ends en famille me sont insupportables ?
Oui, non, en fait, ça en vaut vraiment la peine.

J’ai donc tout repris à zéro : Quête d’un camping ouvert à l’année avec piscine à moins d’une heure de route de l’appart, dans la direction de la maison et accessible en transports en commun. J’en ai d’abord trouvé un sympa comme tout, avec des trucs à vendre super abordables mais… Impossible d’y aller autrement qu’en voiture. Nouvelle douche froide, nouvelle vague de doutes.

Puis, le Graal. A 1km d’une gare (avec des trains à peu près toutes les heures), sur terrain plat avec allées en graviers (idéal pour l’hiver et le verglas), piscine couverte et chauffée en construction pour ce printemps… Après une petite promenade sur place, je l’ai trouvé petit, rectiligne, strict et impeccable : Un petit côté lotissement militaire qui étrangement me fait fondre.
De retour dans la voiture, le chien d’intérim sur les genoux et les adultes à l’avant se chamaillant pour choisir la route à prendre, je suis retournée faire un tour sur le net, histoire de voir s’il y avait des trucs à vendre là-bas. Nouveau Graal : Mobile-home de moins de 10 ans avec 2 chambres, grande terrasse, cabanon de jardin et, si j’en crois les plans du camping, juste à côté de la piscine : «
– Hey, regardez celui-là… Il a l’air sympa, en bon état et sain. En plus dans mon budget.
– On s’est planté de route et on va devoir repasser devant le camping. Tu veux y retourner ? »

Le soir même, j’envoyais un mail aux patrons du camping et à la propriétaire du dit mobile-home.
La suite ce week-end.
Mais je le sens bien !
Sinon, pour la petite histoire, en faisant un tri dans les rares choses récupérées de mon père, ma mère est tombée sur une photo de moi, posant fièrement devant ma toute première tente igloo… plantée à 2 ou 3km du fameux camping. Elle en est sûre : C’est un signe !

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