De toute façon, un corps nu, ça reste moche.

Suite à un article qui m’a vraiment touché sur le blog d’une amie et au commentaire vraiment débile et cliché d’une nana au sujet de l’obésité grandissante en Europe, j’ai envie de l’ouvrir. Oui, bon, quand on a un blog, c’est ce qu’on fait souvent. Mais le poids est un sujet que j’aborde rarement. Non pas que je n’assume pas la circonférence de Moby Dyck (c’est mon ventre) ou mes blancs de dinde (avant-bras et cuisse) qui auraient bien besoin de soleil mais le combat contre les idées reçues me semble une telle cause perdue que… A quoi bon ?

 

Après, peut-être que le commentaire de mon médecin trouvant que je n’ai « pas de cul » et le fait que l’interne à l’hôpital m’a bien fait comprendre que non, un problème de santé n’était pas un échec personnel m’aident à m’affirmer. Ou alors est-ce un gros ras-le-bol de la bêtise humaine actuelle qui me pousse à grogner, je ne sais pas. Le fait est que si je n’ai pas répondu il y a quinze ans au « les gros sont des imbéciles, sinon ils ne seraient pas si bêtes pour se laisser grossir et auraient l’intelligence de maigrir » d’une gourde finie, j’ai bien l’intention de râler sur le « Et dire qu’ailleurs des gens meurent de faim, c’est vraiment mal fait » d’une connasse demeurée que, heureusement, je ne connais que de façon virtuelle.

 

J’ai adoré ce cliché. Il symbolise tellement bien la façon dont 90% des gens considèrent les gros. Si je suis grosse, c’est de ma faute, c’est parce que je vole le pain (blanc et plein de gluten) dans la bouche des petits africains. J’aime pas les enfants, bien fait pour eux.

Je suis ravie d’apprendre que mes ovaires putrides, non contents de fusiller ma vésicule biliaire, de me donner la pilosité d’un yéti et le ventre de Homer Simpson, provoquent la faim dans le monde.

 

Et quoi ?! Ne dit-on pas que le monde est surpeuplé ? J’œuvre au bien-être de ma planète !

 

Non vraiment, je suis ravie.

 

Connasse.

 

 

Enfin tout ça pour dire que puisque les gens ne se privent pas de faire des commentaires sur le surpoids des autres, j’ai décidé de ne plus me priver de faire des commentaires sur leur connerie. Dans le fond, pourquoi eux auraient le droit et pas moi ?

Ah oui, non, pardon : Mon éducation.

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Une vie de quartier

Je me suis remise à écrire. Rien de bien folichon, ni de très construit mais je m’y remets tout doucement. Je pensais que je me remettrais d’abord à la photo mais les 4 heures de trajet aidant, c’est finalement l’écriture qui aura bénéficié de mon besoin de m’exprimer.

 

J’avais besoin d’un point de départ et je me suis tournée vers les Sims. J’ai toujours aimé raconter des histoires selon les captures d’écran que je faisais de mon jeu, sorte de réinterprétation absurde et délirante de ma partie mais pour une fois, je prends le sujet dans l’autre sens. Je raconte une histoire puis je me sers de mon jeu pour illustrer le tout.

 

Ai-je vraiment besoin des Sims ? Certaines étapes se raconteront sûrement mieux en images et je ne dessine pas de façon suffisamment régulière pour me tourner vers mon carnet à dessin. Façon détournée de dire que j’ai surtout la flemme ? Euh… Oui. Et puis je voulais des règles, quelque chose pour que ça ne parte pas trop dans tous les sens. Les limites du jeu seront un bon filtre, du moins si on oublie l’existence des fantômes et extra-terrestres : Je veux quelque chose de vraiment… Calme et ordinaire. Une vraie petite vie de quartier.

 

J’ai commencé par sept portraits sur les huit, le tout au présent. C’est la première fois que j’écris quelque chose de cette façon et je galère pas mal. Mais je trouve ça vraiment amusant. J’ai aussi commencé quelques bribes d’histoires, sous forme d’anecdotes ou instants volés, totalement dans le désordre. Je n’ai aucune idée de comment je vais faire pour présenter ça aux autres joueurs : Au fur et à mesure ? Une fois le tout fini ? Vu comment je m’y prends, ça risque surtout de ne jamais être fini…

 

Mais j’ai trouvé un moyen de m’occuper l’esprit, tant dans le train qu’au bureau, où ils me regardent comme une hystérique qui tape des tonnes de textes alors qu’on a un travail pour lequel le clavier est limite superflu.

S’ils savaient que pendant qu’ils se plaignent de l’incompétence de notre chef (en même temps ils n’ont pas tort) je suis en train de décrire une après partie de sexe entre une artiste peintre et son voisin du dessous…