Falling Skies

Pour passer le temps dans le train, je regarde beaucoup de séries. J’ai commencé avec Falling Skies, les 4 premières saisons. Beaucoup d’épisodes, des extra-terrestres, une histoire facile à suivre… L’idéal pour mon cerveau malmené par l’ennui et la bêtise humaine au boulot. Je voulais attendre ma mutation pour regarder la saison 5 : finir avec ce que j’avais commencé, histoire de fermer la parenthèse parisienne. Malheureusement, sachant que le juteux est bien décidé à me mettre des bâtons dans les roues, je me dis que je si je fais ça, je ne suis pas là de savoir comment va se finir l’histoire de la famille Mason.

Du coup, je prends le problème dans l’autre sens : Je regarde la dernière saison dans l’espoir de provoquer le destin. Et si le fait de finir FS provoquait la fin de « l’aventure » standard ?

Je crois que le désespoir m’envahit et me fait faire n’importe quoi.

Après, il me reste encore la neuvaine de Ste Rita que les chats ont cassé, à allumer.

Oui, c’est ça : le désespoir…

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Parce que la Dodue est aussi une princesse, elle a des envies un peu louches…

Comme toute femme qui se respecte (faut le dire vite) j’ai parfois des lubies un peu farfelues auxquelles je ne démords pas. M’étant fait une raison sur mon incapacité à m’offrir une petite maison à retaper, j’ai décidé de viser plus petit mais plus tordu. Je suis donc en quête d’un nouveau Graal : Un mobile-home pas trop moche à remettre en état (façon détournée de me l’approprier réellement) dans un camping avec piscine, ouvert toute l’année dans le nord. Si possible pas trop loin d’une gare (ou d’un arrêt bus), d’une supérette et -mais alors là c’est carrément la cerise sur le gâteau- à moins de 3km de la mer. Ou alors en pleine campagne. Genre l’événement de la semaine, c’est la mise bas de Blandine la vache. Oh et dernier détail : à moins de 150km de l’appartement, sinon ça perd tout son intérêt.

Ce projet me coûterait moins cher qu’une maison, me permettrait de m’isoler quand j’en ai envie et quand au contraire je suis en manque d’interactions sociale, d’être cernée de monde. Car si pour l’isolement la maison de ma mère est parfaite, le village alentour aux habitants belliqueux n’aide pas à s’ouvrir aux autres.

Finalement, il reste quand même quelques séquelles de mon enfance au Charme&L’Amer-ville…

L’idée vient de ma mère. Jamais il ne me serait venu à l’idée d’acheter un mobile-home et encore moins d’imaginer passer mes week-ends et vacances dans un camping. Snobisme de petite fille qui a grandi dans une station balnéaire, j’ai toujours eu un a priori défavorable à leur sujet, imaginant Roger et Germaine assis sur leurs chaises en plastique à épier leurs voisins éphémères pour mieux cancaner au concours de miss camping. Il faut dire aussi que les années 90 ne leur ont pas été favorables (Boris, cet artiste incompris…) et que la viande saoule qui passait sous ma fenêtre de chambre pour rentrer au camping municipal après une « soirée ducasse » sur la place de la mairie n’était pas la meilleure publicité.

Enfin tout ça pour dire qu’en regardant les prix des mobile-homes à vendre d’occasion et déjà sur leur emplacement (autant jouer la carte de la facilité), je vais me serrer la ceinture encore quelques mois. Car si pour une maison, je le sentais prête à me lancer dans la chasse au crédit, là, dans moins d’un an je peux payer direct la totalité toute seule comme une grande.

Espérons juste que je ne trouve pas sur le net un autre robot domestique à 800€. Le petit salopiot a fait une sacrée brèche dans mes économies (vivement cet automne!!!)

Comment un épisode d’Elementary a permis de trouver la source d’une phobie.

On frise le titre racoleur d’un magasine féminin. Mais le pire, c’est que c’est vrai. Hier, vautrée dans le canapé devant la télé (vive le replay), je regardais Elementary avec ma mère, les chats et une quantité astronomique de gâteau de semoule.

Oui. Du gâteau de semoule. C’est un détail crucial, car le gâteau de semoule est une invitation à la confidence. Si si, je vous assure !

 

Bref.

 

J’ai 2 phobies : Les clowns, ces créatures diaboliques dont le maquillage grossier cache leurs véritables intentions (elles sont donc forcément mauvaises) et l’amputation. Je n’ai pas peur des gens qui ont un bras ou une jambe en moins. Mon grand-père avait la fâcheuse manie de bricoler sa prothèse de jambe, même au camping ce qui provoquait des scènes cocasses et m’a bien habituée à voir des gens en kit. Surtout qu’en général, ses bricolages étaient un peu foireux et il n’était pas rare qu’il perde sa jambe en sortant de sa voiture ou en voulant marcher trop vite…

Ce qui me fait réellement peur, c’est la transition : Le moment où il faut se rendre à l’évidence que cette perte est définitive.

Voir cet enfant l’autre jour, tendre sa prothèse de pied à sa mère ne m’a fait ni chaud ni froid. J’ai eu de la peine pour lui, bien sûre mais c’est tout. Alors que la vitrine du prothésiste dans mon quartier me révulse : Sur une tablette, il y a une main de taille enfant posée solennellement (et ridiculement) sur une main adulte. Je trouve ce spectacle terrifiant, tant par le fait qu’elles remplaceront un jour de vraies mains que par la mise en scène de cette main d’enfant apaisant la main adulte face à l’adversité. Non mais qu’est-ce qui leur est passé par la tête ?! Ils auraient voulu rendre la chose glauque qu’il ne s’y seraient pas mieux pris.

 

Peu importe. Le fait est que j’ai la phobie de l’amputation et que cet épisode d’Elementary m’a rappelé un bien vilain souvenir. C’est magique comme je peux avoir la mémoire sélective : J’ai oublié 3 ans de ma vie (Dépression, à ce qu’il parait. Un mal récurent chez les femmes de ma famille) et pas mal d’autres choses. Comme cet après-midi de ma préadolescence par exemple, où j’ai vu un homme se faire broyer les jambes entre le mur de la salle de sport et une voiture hors de contrôle.

Je ne regarde pas les accidents, les bagarres, les allumés qui se donnent en spectacle… J’aide si je le peux, mais je ne reste pas à regarder si je ne peux rien faire. Seulement cette fois-là, je regardais justement ce type longer la salle de sport, juste au moment où la voiture a quitté la route et a percuté le mur en le fauchant en même temps. Heureusement, j’étais loin et je n’ai pas vu grand-chose.

Le début de l’épisode ressemblait fort à cet accident, un type était assassiné pris en sandwich entre deux voitures :  »
– Tiens, c’est comme le gars qui a eu les jambes sectionnées sur le parking de la salle de sport…
– C’est peut-être à cause de cet accident que tu as si peur des amputations. »

 

Je n’avais jamais fait le rapprochement. Idiot, non ?
Merci Sherlock !

Demande de devis de mutuelle = harcèlement ?

Je cherche à changer de mutuelle. Je sais exactement ce que je veux, je suis prête à y mettre le prix mais ça reste un enfer.

Ma mutuelle actuelle rechigne à me donner des informations sur ses différents forfaits : Donnez-nous votre numéro de téléphone, on vous rappelle et on voit ça ensemble, qu’elle me dit. Je peux paraitre vieux jeu, mais il y a des sujets sur lesquels j’ai besoin de refléchir et souscrire à une mutuelle par téléphone, ça n’augure rien de bon. J’ai donc décidé de chercher ailleurs et je me suis retrouvée sur les sites de comparateurs de mutuelles. C’est dingue combien il peut y en avoir ! Chacun avec ses sociétés préférées, évidemment. Donc j’en suis arrivée à comparer les comparateurs de mutuelle. Oui, c’est du grand burlesque.

L’avantage, c’est qu’ils proposent de m’envoyer des devis par mails. Génial ! Alors ni une ni deux, je me lance : je remplis quelques informations, je précise ce que je vise, etc… Et effectivement, je reçois quelques premiers devis… Et un premier appel téléphonique, d’ailleurs. Moins de 10 minutes après avoir cliqué sur « recevoir un devis gratuit » chez Santiane.

J’ai commencé à chercher avant-hier. Elle a appelé 3 fois mardi, 6 fois mercredi et là, j’ai répondu au 4ème appel. Je me suis dit, allons bon, donnons lui sa chance. Sauf que le « discutons d’un devis » s’est vite transformé en « allez, signez, vous lirez les petits caractères plus tard ». Et voilà qu’en 50 minutes, une niçoise me force à souscrire à une mutuelle sans me laisser le temps de réfléchir. Et quand je lui ai demandé un instant de réflexion, le cinéma du « vous ne me faites pas confiance ! » a commencé. Si bien que pour la faire taire, par faiblesse, j’ai signé pour une mutuelle en janvier 2017 !

Vente forcée. Vente forcée, vente forcée, vente forcée. L’avantage, c’est que si en janvier 2017 ma tension n’a pas rebaissé depuis cet appel (j’en suis limite à la crise de nerf, là), que je suis sous antidépresseurs ou envoyée à la maison de fous, ils raqueront et ce sera entièrement de leur faute.

Finalement, le droit de rétractation sous 30 jours, ça n’existe que pour avoir ENFIN le droit de dire STOP et non ? J’attends avec impatience leurs courriers pour me rétracter.

Méthodes de vente révoltantes.

Quand on est thon, c’est pour la vie entière…

Mi-janvier, j’ai envoyé un mail au Juteux (Monsieur P. Ça y est, il a un surnom, c’est mauvais signe pour lui) : « Bonjour, serait-il possible de poser en congés les 2 dernières semaines d’avril ? »

On a un logiciel pour gérer nos congés, mais mÔssieu préfère qu’on le remplisse après-coup pour éviter de revenir dessus toutes les 5 minutes si on change d’avis. En réalité, c’est surtout que 1, il ne sait pas s’en servir et 2, s’il refuse nos congés, il n’y aura pas de trace sur le programme.

Au bout d’une semaine, faute de réponse de sa part, je profite qu’il passe dans le bureau pour lui demander s’il a bien reçu mon mail et si c’est ok ou non. Il me répond évasivement qu’il doit regarder le planning (pas encore réalisé) et attendre de voir si personne d’autre veut prendre la même période. Je n’ai pas vraiment réagi sur le coup. Je me suis juste dit que le pauvre type était vraiment à la ramasse, débordé d’un rien et que c’était bien la peine de nous tanner à coups de « posez vite vos congés » si c’est pour traîner à répondre.

C’est N qui m’a mis la puce à l’oreille : « Si personne d’autre ne veut les mêmes congés, ça veut dire quoi ? Que tous les autres, nous sommes prioritaires sur toi ? » Et effectivement ça m’a fait tilt. Depuis l’affaire du « retour sur investissement », non seulement il a pris un malin plaisir à remuer le Carambar dans la carie mais en plus sa façon de me traiter a radicalement changé. Je ne sais pas trop comment décrire ça. Ce n’est pas une haine franche et à peine masquée comme avec V à cause de qui il a dû « baisser son binouze » devant les chefs (alors que s’il avait été moins con, il serait passé pour un manager humain et responsable), c’est plus silencieux, plus discret. C’est un peu comme si j’avais perdu mon statut d’être humain. Il me regarde et m’approche comme si j’étais un animal blessé aux actes imprévisibles, se méfie de ma moindre parole… Il s’attend tellement à ce que je me rebiffe que finalement, mon calme lui fait perdre pied.

Mon entretien pro cet après-midi risque d’être terriblement long.

 

 

Quelques plus tard…

Mon entretien est passé. 1H inutile où le juteux m’a fait plus ou moins comprendre que si je posais une autre demande de mobilité avant janvier 2017, il me ferait vivre un enfer. Puis l’entretien fini, il est revenu dans notre open space pour m’encourager à « reprendre mon souffle, car j’avais les oreilles rouges ».

Quant à l’impression d’avoir perdu mon statut d’humain, en effet, c’est tout à fait ça : Je n’étais qu’une stagiaire. Les stagiaires, ça n’a aucun droit, aucun statut, ça a à peine le droit d’exister. Enfin s’il ne m’a pas dit 15 fois que le jour de mon recrutement, on m’a fait une fleur parce que personne ne voulait de moi… Réduire à néant l’estime de soi de ses subalterne, vous dites ?

Comme quoi un con ne peut pas s’improviser manager…