Jour de trop…

Me taper 5 bornes pour aller à l’hopital. Poireauter 1 heure pour un RDV gynéco et en ressortir toute boiteuse (ce toubib, c’est Hulk !). Rentrer et me casser une dent sur une pizza carton. Envoyer un mail à la mutuelle parce qu’il va falloir retourner chez le dentiste et que ma formule est vraiment naze côté dents…

J’ai le droit de trouver que 2016 commence mal ?

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Côté boulot : Ça sent le pâté.

2016 s’annonce mal. Très mal. Mes chefs refusent que je revienne dans le nord et y vont à coups de réflexions douteuses : « le nord est une région insignifiante », « après tout le mal qu’ils se sont donné pour me donner ma chance, je leur dois bien ça », etc… Ils m’auraient simplement dit « on n’a pas assez de monde, on ne peut pas vous laisser partir », je n’aurais pas cherché plus loin. J’aurais pris mon mal en patience et espéré qu’à la prochaine saison migratoire j’aurais plus de chance. Mais non. Il a fallu qu’ils se montrent blessants et insultants, qu’ils me prennent pour une idiote et pire, qu’ils ne cachent même pas leur plaisir en le faisant. J’ai presque de la peine pour eux. Presque. Pas plus. Ils n’ont pas assez de valeur pour ça.

 

Je suis donc condamnée à continuer mon rythme de vie éreintant pour un job sans intérêt et à l’utilité discutable. Joie. Ceci dit, la contre-attaque commence. Je me suis syndiquée et compte bien pousser les autres à en faire autant. Notre service a été trop longtemps oublié, voire volontairement isolé par la hiérarchie. Je compte bien faire sortir ce service de l’ombre, montrer aux chefs que leurs menaces de cours de récré n’ont plus d’effet et, si possible, leur donner envie que je m’en aille. Loin. Genre, dans le nord…

Autre point à voir, la maturité de mes collègues. Ils ont de 30 à 62 ans mais se comportent pratiquement tous comme des adolescentes pré-pubères. Que les chefs le fassent c’est une chose, mais les gens avec qui je travaille en open-space ça, hors de question ! Alors je sévis. Je rappelle à l’ordre, menace de punitions comme copier 25 fois « Je ne dois pas me chamailler avec mes petits camarades » ou mettre au coin, je demande les formules de politesse… Ecrit comme ça, j’ai vraiment l’impression de toucher le fond. Mais justement : vu qu’on est au plus bas, on ne peut que remonter la pente. Lentement et péniblement certes, mais je suis sûre que ce bureau oublié peut sortir du lot, ne plus être un autre coin de cette cour des miracles qu’est le bâtiment. Surtout qu’en mai, le connard bête à manger du foin de service devrait être muté. Lui. Putain.

 

J’ai tellement peur que cette ambiance puérile et belliqueuse m’écrase ou me contamine !