Quelques colocataires…

Le week-end dernier, après avoir bien prié St Mario et St Luigi, j’ai changé l’anode de mon ballon d’eau chaude et l’ai remis en marche. Le courant n’ayant pas sauté et ma douche ayant été très agréable, j’en déduis que c’est une réussite. Petit hic : une goutte au niveau d’un boulon. Si le calcaire ne s’en occupe pas, il va falloir samedi matin que je tente de redonner un coup de clef. Mais d’en l’ensemble, je suis satisfaite.

Autre activité du week-end dernier, les orangers du Mexique. Je viens d’en mettre 10 en jardinière, curieuse de voir s’ils vont survivre au froid flamand et s’ils vont grandir.

 

Et parce que j’ai des goûts de luxe, sans forcément (pas du tout, même !) les moyens, il va falloir qu’on m’aide.

Pour l’intérieur : https://www.ookoodoo.com/fr/list/793716

Pour l’extérieur : https://www.ookoodoo.com/fr/list/816235

Ouais, en fait… A chacun son mauvais goût.

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Prévision de douches froides pendant quelques week-ends…

Mon ballon d’eau chaude vient de me lâcher. D’après les patrons du camping et anciens propriétaires de mon chalet, ce n’est pas grand chose, juste une petite pièce à changer à cause du calcaire.

Vu ce qu’ils sont bons bricoleurs, je reste sceptique.

Enfin. C’est peut-être l’occasion de le changer complètement. Seulement comme l’actuel semble avoir été installé avant la cloison entre les toilettes et la salle de bain, je sens que ça va être sportif. Tout ce qui manquait à mon bonheur.

Je me dis surtout que je vais du coup devoir reporter l’opération jardin car entre avoir des fleurs blanches et de l’eau chaude : mon choix est vite fait.

Enfin j’aurais quand même bien aimé m’occuper enfin de ce champ de ruine qui me sert de jardin.

Ceci dit, ce n’est peut-être pas un mal… C’est que je suis ENCORE en train d’hésiter. Sureau noir pour faire des infusions de fleurs ou hortensias pour avoir une montagne de fleurs ? Fleurs blanches devant la terrasse ou rouges sang comme pour annoncer comment vont finir ceux qui s’aventurent trop près ?

Enfin tout ça pour dire que du coup, en attendant de démonter mon ballon d’eau chaude (sûrement l’anode et son joint à changer vue ce que l’eau est calcaire) je fais des listes de ce que je veux encore remplacer/ajouter/améliorer…

L’intérieur : https://www.ookoodoo.com/fr/list/793716

L’extérieur : https://www.ookoodoo.com/fr/list/816235

On compense comme on peut/veut…

J’ai été une vilaine fille : Je me suis commandé un nouveau téléphone hyper cher comparé à mon budget habituel. Bon. Je l’ai commandé en Chine donc 100€ moins cher mais rien que l’idée que la « petite ristourne » soit aussi élevée me fait honte. Jusqu’à aujourd’hui, mes téléphones n’ont jamais coûté plus de 100€ !

Non, vraiment, je me fais honte.

Au départ, je m’étais connectée pour me commander un nouvel ordinateur portable, Vinny le précédent ayant été « vendu » pour 70€ à la fille du phacochère. Je n’en avais pas envie mais on ne peut pas dire qu’on m’ait vraiment demandé mon avis.

Entre ma mère : « Il ne te sert plus à rien maintenant que tu ne travailles plus à Paris. Je suis sûre que tu ne l’as plus allumé une seule fois depuis que tu ne prends plus le train. Que elle, seule dans son camion, sans ordinateur elle ne peut plus regarder de séries… Le garder serait un caprice et 70€ pour un petit portable d’occasion, tu t’en sors rudement bien… » S’en est suivi la promesse de récupérer une Surface Pro (une belle merde cette machine) pour laquelle j’ai vraiment, vraiment du batailler pour avoir le droit de le lui emprunter.

Et son phacochère répugnant : « Ah c’est terrible ! Ah elle n’a plus d’ordinateur ! Ah ! Ah ! Ah il lui en faut un vite ! Ah ! Et en plus elle a mal au ventre alors c’est urgent ! Ah et puis moi aussi j’ai mal au ventre du coup !»

C’est impressionnant comme les intestins de cette famille peuvent être pourris. Un peu comme leur âme : Au moindre truc qui ne va pas dans leur sens, ils ont mal au ventre. Et vas-y que le bobo au bidou phacochère est une affaire d’État ! Le monde s’arrête de tourner, les drapeaux sont en berne, le président réclame un silence monacal tout le temps que Môssieu est sur son trône…

J’ai donc cédé uniquement pour qu’ils la ferment. Mon ordinateur est parti en Corse avec promesse que je serai payée au prochain passage dans la région de la fille.

Ouais. Je serai payée.

Elle vient de passer, est depuis déjà repartie et… Payée ? Moi ? Que nenni.

J’ai eu le malheur d’y faire allusion en privée, c’est limite si on ne m’a pas aboyé dessus. Pourquoi je pensais à ça de toute façon !

La famille phacochère est la nouvelle sainte famille et je suis Judas.

Aujourd’hui, j’ai donc voulu me commander un ordinateur portable. Et puis finalement, je me suis dit que la Surface Pro, je n’étais pas là de la rendre. C’est une merde, c’est indéniable, mais c’est mon otage. Je m’en fiche des 70€. Je veux juste qu’on arrête de me prendre pour une imbécile qui n’a d’autre droit que de tout accepter en fermant sa gueule :

L’ordinateur portable à 70€ + une vieille Surface Pro ? J’ai du « voler » la SP et m’asseoir sur les 70€.
Mon ancien PC de bureau à 300€ ? Finalement, il n’avait pas de sous sur lui alors il a fait du troc : une TV de merde achetée chez électro dépôt et un nouveau lit… Ah bah tiens ! Pour ma mère et lui. Le mec m’a généreusement acheté mon ordinateur en s’offrant un lit. Et je dois dire merci.

Et s’il n’y avait que les histoires de sous…

Je suis fatiguée. Fatiguée de subir des escrocs, des pleurnicheurs, des ploucs sans aucune manière et d’avoir le mauvais rôle. Et quand j’ai annoncé que je souhaitais partir, prendre un appart et les libérer de ma présence de chieuse, on m’a fait culpabiliser comme jamais : Je rends ma mère malade, à cause de moi elle va devoir vendre la maison (la seule chose qu’elle aime au monde), je ne suis pas raisonnable, j’exagère tout, etc…

Rendez vous compte ! Dimanche, après être tombée dans les escaliers à cause de ses chaussures à lui et atterri dans la pisse de son chien à lui, je suis partie en claquant la porte. Je ne suis rentrée qu’une fois qu’elle avait enfin daigné lui demander de partir : C’est moi qui ai gâché le week-end de tout le monde ! J’ai tout le côté droit en ruine, je peux à peine appuyer sur mon poignet mais c’est à cause de moi que le week-end a été gâché.

Oui. Je suis fatiguée.

Et c’est en pensant à toute cette fatigue que je me suis dit « et bah merde ! Je me fais un caprice. »

On ne m’y reprendra pas 2 fois : Je parle chiffon !

Parce que chaque année, à l’arrivée de septembre j’ai cette envie de renouveau (sûrement un reste de la rentrée scolaire), je viens de faire un énorme trou dans ma penderie. J’ai commandé quelques nouvelles fringues, bien sûr mais pour 3 pantalons miteux jetés, j’en ai commandé un. Pour 10 tops recyclés en chiffons, j’en ai acheté 3. Quelque chose me dit que je vais avoir quelques petits problèmes de logistique…

Seulement je dois bien me rendre à l’évidence, je suis incapable d’acheter convenablement des fringues. Donc l’an prochain, le problème se représentera car le look sac à patates, ça va 5 minutes. Si une coach de dressing qui vient de recevoir la visite des fantômes des noëls Passé, Présent et Futur passe par là et cherche à remettre son karma dans le vert, je suis toute à elle !
Le seul vêtement que j’ai de potable étant mon manteau… Ah bah tiens : Offert !

Bref. Tout ça pour dire que je galère entre ma carrure de docker (merci les ovaires polykystiques!) et cette obsession des créateurs de fringues à vouloir « meubler la grosse ». Sérieux, quel est ce besoin limite malsain de remplir le tissu de motif ? J’hésite entre 2 scénarios.

Le 1er : « Oh bah tant d’espace inutilisé, ça serait dommage : collons une photo de Beyoncé sur ce bide de grosse. » Comme ça, avec le front tiré et déformé par les nibards, ça donnera un personnage de Mars Attack !

Le 2ème : « Ah ! Cachez donc derrière un imprimé léopard cette grosse que je ne saurais voir ! »

C’est con, mais j’ai un peu peur de savoir…

Au même titre que ces « parcs à grosses » dans les magasins où on entasse pêle-mêle les vêtements grande taille (Curve, c’est plus chic et plus Baleine friendly).

Mais c’est un autre débat… Et puis honnêtement, je vis mieux mon statut de grosse que celui de femme.

Passons.

Je me suis donc penchée sur les sites avec menu grande taille. Oui bon bah, ce n’est pas demain la veille qu’on ne fera plus la distinction entre femmes normales et grosses hommasses. Petit relent de rébellion, j’ai évité un maximum ces boutiques aux prix différents selon la taille.

Ça réduit pas mal le choix. Merci Bon Prix et Décathlon, bouh La Blanche Porte… De telles différences de prix, c’est limite insultant.

J’étais loin d’imaginer que refaire à neuf un dressing pouvait être si compliqué. Je me doutais que ça serait onéreux, -quoique pas tant que ça finalement- mais quelle galère !

Quelle taille ? 50 pour le bas et 52/54 pour le haut. Con : ils font soit du 50/52, soit du 54/56. Je les méprise.

Quelles matières ? Qui se lavent en machine et si possible ne connaissent pas le fer à repasser car depuis l’affaire de la nappe blanche de 5m de long sur 2m de large avec broderies faites à la main que j’ai eu la folle idée de repasser pour le réveillon de noël de 2008, mon fer sert de presse-fleurs… A même le sol du jardin !

Moulant ? Pas moulant ? Essaie de me faire porter un haut moulant et tu vas voir ce que je peux faire avec un mètre ruban, une baleine de soutif, une bottine en daim marron diarrhée, de la confiture de quetsches et ton anus !

Et pour la couleur ? Oh bah sobre : que je puisse me lâcher sur les chaussures.

Et justement en parlant de chaussures. J’ai énormément de mal avec la marque Desigual. Trop de motifs, trop de couleurs sur un même support… C’est un coup à faire une crise d’épilepsie rien qu’en passant devant la vitrine du magasin. Mais voilà que par curiosité je me suis inscrite sur vente-privée et voilà qu’ils avaient des promos sur les chaussures et que Oh ! Des baskets rose qui pique et d’autres violet oppressant ! Mes pieds aiment tellement rester discrets…

Ce n’est pas aujourd’hui que je vais devenir adulte…

De la végétation et de l’intimité.

Cet automne, j’ai déjà prévu de m’occuper du jardin. C’est qu’il ne ressemble à rien, le pauvre. J’ai même un peu honte de ce champ de pissenlits et de mousse que l’on m’a confié. Alors il va falloir que je me découvre des talents de jardinier. Avoir commandé 2 flamants roses en plastique et avoir en garde un sapin souffreteux et 2 plantes non identifiées ne suffit pas.

Et puis il y a ce problème d’intimité : Comme la terrasse donne sur l’avant de la parcelle, j’ai l’impression d’être un peu en exposition, perchée au bord du chemin. Ça ne me posait pas de problème cet hiver car j’étais seule dans mon allée. Depuis avril, c’est plus compliqué à cause de la dame de la parcelle juste en face. Une sorte de vieille punaise qui n’a plus toutes les frites dans le cornet, mauvaise comme la gale et qui a surtout un besoin immense et malsain de parler, parler, parler et encore parler… Pour dire du mal de tout le monde*. Et dès que nos regards se croisent, ça ne manque pas, j’en ai pour une heure.

J’aime ne pas avoir de clôture. Ça donne à la parcelle un côté libre, convivial et c’est surtout moins étouffant. Comme je n’ai pas de chien, je ne suis en rien obligée d’en mettre une. Alors je dois trouver une autre solution. Et cette solution, ce sont les lilas de la maison qui me l’ont soufflée.

Outre la pariétaire couchée et le gaillet grateron, le jardin à la maison est envahi par 2 sureaux qui menacent chaque année d’étouffer mes précieux lilas. Ça et un figuier qui vient de je ne sais où… Ne sachant pas de quelle variété de sureaux il s’agit et surtout vouant un véritable culte à mes lilas cinquantenaires, boutures du lilas de mes grands-parents, je leur fais leur fête à chaque fois que je passe et que j’ai un sécateur à portée de main. Le sureau réclame très peu d’entretien, s’adapte aux sols ordinaires et si on prend la bonne variété (sambucus nigra – sureau noir) on peut faire de très bonnes infusions avec ses fleurs. Mais surtout, le sureau pousse vite : idéal pour faire un pare-vue végétal. En les mettant dans des pots à moitié enterrés, je devrais éviter que leur pousse ne dégénère et protéger un peu les racines du gel.

 

* La dernière fois, elle racontait à ma mère que si j’étais moins grosse et si je n’avais pas aussi mauvais caractère, je trouverais sûrement un mari…

De l’eau et du rose pétant.

J’ai encore une montagne de choses à faire au chalet. Mais apparemment, ça y est, je me suis enfin défaite de cette sensation d’urgence qui me poussait à « me dépêcher avant qu’il ne soit trop tard ». Et l’air de rien, ça fait du bien. Bon et puis il y a aussi la piscine ouverte depuis juillet qui me détourne pas mal de mes travaux…

Mais il faut quand même que je me mette assez vite à 2 ou 3 choses : Le mécanisme de la chasse d’eau qui fuit, le robinet d’arrêt trop grippé pour être sauvé, l’installation d’une gouttière pour éviter que la toiture se déverse sur une latte de la terrasse… Pour un bien, il faudrait que je fasse ça avant l’automne. Oui, ça ne me laisse plus beaucoup de marge.

Oh et puis il faut que je m’occupe de mes tables de salon. Elles sont toujours d’un rose affreux, tout le monde les aime comme ça et plus on me dit que ce rose ne choque pas et qu’il va très bien avec les moulures violettes des murs et plus je les déteste tous : les tables, les moulures, les gens qui ont visiblement des goûts de merde en matière de couleurs. Sérieux ! Comment peut-on ne pas avoir les yeux qui saignent entre les moulures en bois, les moulures peintes en violet, les murs bleu layette, les tables rose pétasse et le sol couleur bambou fané ?! Ça me dépasse.